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Dans Aspie je t'M Marie témoigne avec une extrême sensibilité de sa relation amoureuse avec un homme présentant le syndrome d'Asperger. Un ouvrage fort qui éclairera les personnes qui empruntent ce même chemin, parfois sans le savoir.
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mercredi 6 février 2019
TSA, Syndrome d'Asperger
Le débit de paroles est très rapide mais le condensé est à mon sens excellent. Il permet aux personnes qui ne connaissent pas le TSA de comprendre plein de choses en six minutes treize
mardi 29 janvier 2019
Boris, autiste Asperger dans un monde si «normal»
Boris, autiste Asperger dans un monde si «normal»
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Dans le déroulé qui se trouve sous le lien quand vous avez ouvert la page du site il faut chercher le titre du podcast qui concerne Boris
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mercredi 30 août 2017
id FM Radio Enghien
café aspie, asperger amitié, radio enghien, idfm 98, enghien, marie d'ardillac, aspie je t'm, couple, relation sentimentale, relation amoureuse
novembre 2015.
Mon intervention à 30 minutes 50.
L'Asperger Café
Fichier Audio MP3 83.4 MB
Premier extrait lu par l'animateur :
J’avais très vite deviné que ce jeune homme qui avait débarqué dans ma vie n’avait rien d’ordinaire. D’ailleurs Gabriel se qualifiait souvent d'extra-terrestre et je souriais de cette comparaison. Le constat semblait caricatural. Je le pensais du moins car il semblait y mettre suffisamment de légèreté et ne donnait pas l’impression de s’en inquiéter. Aujourd’hui je ne suis pas certaine que cette remarque fût faite de façon tellement anodine. Ce statut d’extra-terrestre qu’il s’octroyait ne sonnait-il pas comme une possible explication à des troubles que lui-même avait constatés ? Gabriel se rendait compte qu’il ne fonctionnait pas comme tout le monde, qu’il ne pensait pas comme tout le monde, qu’il ne vivait pas comme tout le monde.
— Je me sens en décalage avec tout, disait-il parfois. Tout ce qui m’arrive est en décalage. Rien ne colle. Rien n’est dans les temps.
Je comprenais qu’il exprimait ici à la fois un constat sur sa vie et une interrogation sur les raisons de cette différence. Je le sentais malheureux de cela. Je fis en sorte de le rassurer et cela donna lieu à des conversations, à des réflexions sur l’importance, ou plus exactement sur la non-importance, du temps, élastique, ductile. Les échanges se faisaient plus ou moins philosophiques, plus ou moins sérieux mais ils étaient toujours intenses et instructifs. Ses confidences, la confiance qu’il mettait en moi finirent par attiser totalement la flamme de l’amour et j’accédai à son envie de me rencontrer, de découvrir avec moi sa sexualité pour laquelle il semblait également se poser beaucoup de questions.
Lorsque nous dépassâmes le virtuel pour un premier rendez-vous ce fut effectivement bien un extra-terrestre que je vis débarquer.
Deuxième extrait lu par Matthieu :
Je compris que le papa de Gabriel avait envie de parler, de se livrer. Ma nature discrète me retint de forcer les choses et je me contentai de quelques confidences qui me confortèrent pourtant dans l’idée que si les parents connaissaient fort peu de choses de leur enfant ils avaient néanmoins un doute sur quelque chose.
— Il est tellement secret. Il ne se confie jamais. J’ai parfois l’impression de ne pas connaître mon fils.
Tout était dit. En si peu de mots le père exprimait à la fois sa tristesse et son impuissance devant cet enfant mystérieux. Il livrait ce qu’il portait au fond de lui depuis tellement de temps. Son enfant était différent. Différent de ses autres enfants. Différent des hommes de son âge. Je fus extrêmement touchée par cette brève confidence et emplie de gratitude pour cet homme qui me connaissait à peine et m’offrait sa plus totale confiance.
mercredi 5 juillet 2017
Et si on parlait haut potentiel ?
tags : austisme, asperger, haut potentiel, hpi, hpe, livre, ouvrage, témoignage, amour, couple, relation sentimentale,
Un article intéressant > ici
Ma remarque
Cet article réconcilier un peu le haut potentiel intellectuel et le haut potentiel émotionnel. Il me semble qu'il est bon de souligner que l'on peut très bien être classé HPE et se trouver dans le continuum du spectre autistique avec le syndrome d'Asperger, contrairement à ce que soutiennent les spécialistes français du syndrome.
A mon sens, l'un et l'autre ne sont pas incompatibles, et se retrouvent plus fréquemment qu'on ne le pense notamment chez les femmes Asperger. On pourrait me rétorquer que mon point de vue reste du domaine du "ressenti". Certes. Et pourquoi le ressenti, compétence ultra-sensorielle typiquement HPE n'aurait-il pas le même fond de vérité que le scientifique ? On ne fait pas confiance au ressenti. On ne veut reconnaître que le scientifique.
Ce qui a conduit mon ami au diagnostic a été essentiellement le résultat de mon ressenti. Mes observations étaient plutôt du domaine de l'émotion. Je ne connaissais pas Asperger mais je sentais, je savais, que quelque chose clochait. Je ne fais donc plus un complexe de mes ressentis, ni de mon HPE qui me mettent très souvent sur la voie de la vérité. N'est-ce pas précisément ici que se rejoignent SA et HPE ? L'essentiel n'est pas avec quelle intelligence a été traitée l'information mais quel a été le résultat de la mise en oeuvre de cette intelligence.
Quant à savoir combien de femmes HPE ou Asperger sont restées en marge leur vie durant, sans savoir pourquoi leur fonctionnement était si particulier, ou combien encore ont ignoré leur
vie durant présenter l'un ou l'autre, ou les deux, je suis sûre qu'elles sont légion.
jeudi 9 février 2017
Dernières nouvelles du Cosmos
Un film extraordinaire, une très belle rencontre avec la réalisatrice suivie d'un échange de mails avec Hélène (Babouillec)...
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mercredi 13 juillet 2016
Témoignage p.35 d'Aspiration
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sinon lire ci-dessous
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En rencontrant l’autisme qui m’est tombé dessus à la
manière d’un coup de foudre, c’est en même temps au regard des autres que j’ai
dû me confronter. Mon expérience hors-norme de neurotypique en amour avec
un Asperger inquiéta mes proches au point qu’ils en vinrent à douter de ma
santé mentale. Il faut bien avouer que le parcours s’est fait avec des excès à
la limite parfois du supportable. Néanmoins je ne pouvais admettre les
arguments chocs qu’ils avançaient pour m’inciter à quitter cet homme : mon
avenir ne pouvait se construire avec un « malade » je ne devais pas
m’attacher à quelqu’un qui « n’éprouverait jamais rien, me ferait
souffrir, ne serait pas capable de se mettre aux normes » et j’en passe.
Quant à mon psy il m’interrogeait pour savoir ce que j’attendais « d’un
homme présentant une psychose ».
Je pris ici pleinement conscience
de ce que l’on nomme l’exclusion qui de toute évidence allait de pair avec
l’ignorance. Les autistes faisaient partie des bannis et pour ne pas souffrir
mieux valait ne pas nouer de liens avec eux. Laisser tomber cet homme qui avait
touché mon cœur sous prétexte qu’il ne serait jamais un homme comme les autres…
de ça je n’avais pas envie. Je décidai d’assumer, laissant à leurs convictions
ceux qui refusaient d’admettre que l’autisme n’est pas une tare. D’autres mains
heureusement se sont tendues, de celles qui avaient fait le chemin avant moi et
acceptaient de me faire une place. Grâce à ma persévérance mon ami a pu être
diagnostiqué et il accède désormais à
un chemin social et professionnel. C’est ma plus belle victoire. De mes
proches, certains persistent à considérer l’autisme comme une maladie. D’autres
ont accepté d’ouvrir leurs yeux, leur esprit, leur coeur, et c’est pour moi une
autre victoire. S’ouvrir à la différence, y inviter les autres et permettre de
dépasser tous les préjugés est à mon sens ce qui constitue une véritable amorce
de l’inclusion, au sens littéral du mot par opposition à l’exclusion. Aller
plus loin encore en admettant que les compétences des personnes présentant un
TSA méritent d’être mises en valeur c’est faire un pas de plus vers le vivre
ensemble. Si les enfants peuvent compter sur une nouvelle loi de 2014
favorisant l’inclusion scolaire, les adultes, ont toujours beaucoup de mal pour
trouver la place qui est la leur. Soit il faut accepter d’en passer par le
statut d’adulte handicapé, soit il faut s’adapter, toujours s’adapter pour
vivre le plus « normalement » possible. Je comprends l’amertume des
Aspergers qui déplorent la négligence des neurotypiques à leur égard, leur
fermeture d’esprit et de cœur. J’espère
que la tendance pourra s’inverser. Je m’y emploie tout comme le font tellement
d’associations oeuvrant pour l’autisme, en portant mon bâton de pèlerin ici et
là pour témoigner que même l’amour avec un Asperger est possible. Même
l’Amour ! Ça n’est pas peu dire !
A défaut de convaincre la
majorité des NT, je voudrais dire aux NaT : « Continuez d’espérer. Il
existe des neurotypiques qui ont envie de faire avec vous le chemin. Sachez les
reconnaître et acceptez la porte ouverte. C’est ensemble, en témoignant que
c’est possible et tellement formidable que nous parviendrons à faire admettre à
la fois la nécessité de l’inclusion et son immense richesse humaine. »
Marie d’Ardillac.
Enseignante et écrivain,
auteur d’Aspie je t’M
http://mariedardillac.blogspot.com
précision : NT : pour neurotypiques > désigne les personnes qui ne présentent pas le syndrome d'Asperger (SA) ou TSA (trouble du spectre autistique)
NaT : pour neuroatypiques > désigne les personnes présentant le SA ou TSA.
Voir par ailleurs sur ce blog : Ma réponse à l'ignorance
http://mariedardillac.blogspot.fr/2015/10/reponse-la-stupidite.html
lundi 8 février 2016
Café d'Asperger Amité du 6 février 2016
Cette matinée du samedi 6 février fut vraiment une matinée exceptionnelle.
Plus de cinquante personnes avaient pris place à l'étage du Royal Opéra. Jusqu'à 11h les participants arrivaient encore. Les places étant toutes prises, les derniers arrivés s'installaient ici ou là, sur les marches des escaliers, tandis que d'autres restaient debout.
Miriam Sarbac, la dynamique présidente d'Asperger Amitié a été parfaite dans son rôle de maîtresse de cérémonie avec la générosité et la bienveillance qui la caractérisent.
Le public était composé tant par des Aspies que par des neurotypiques. Célibataires, personnes en couples, parents, conjoints ..., tous se sont montré intéressés par la thématique que j'ai pu développer autour d'Aspie je t'M en répondant aux questions de Miriam et à celles du public. Tout comme certains participants Jeanne et Matthieu ont souhaité évoquer leur expérience sentimentale et leur parcours en couple.
La matinée a vraiment été riche et intense.
La séance de dédicace qui clôturait la matinée a permis des échanges plus personnels, chargés d'émotions. J'espère que les contacts pourront se poursuivre par le biais des mails échangés.
Merci encore à Miriam qui a permis cette belle matinée et bravo à elle pour son investissement pour la cause de l'autisme et du syndrome d'Asperger.
Le site d'Asperger Amitié donne un aperçu de ce qui est mis en oeuvre par cette association. (lien ci-dessous)
Le magazine semestriel Aspiration est également une belle réalisation. Le prochain à paraître en mars-avril traitera entre autres sujets de la relation sentimentale.
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