Dans Aspie je t'M Marie témoigne avec une extrême sensibilité de sa relation amoureuse avec un homme présentant le syndrome d'Asperger. Un ouvrage fort qui éclairera les personnes qui empruntent ce même chemin, parfois sans le savoir.

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lundi 17 février 2020

Asperger : le chemin par les deux bouts



 photo M.d'A.

Stef Bonnot Briey conclut sa vidéo par :  

" L'ignorance est notre pire ennemi". 

J'aime aussi cette citation de Françoise Sagan que j'ai fait mienne dans mon parcours de découverte d'Asperger : 

"Aimer ce n'est pas seulement "aimer bien" c'est surtout comprendre"


L'idée de l'inclusion est bien comme elle le décrit ce cheminement  où chacun essaie d'arriver vers l'autre, d'atteindre l'autre, de comprendre l'autre. Tout ne doit pas venir du même côté du chemin. 

 
Mon Petit Prince, si secret, si étrange, si différent ...
En plus de tout ce que je voyais de toi, de tout ce que je percevais de ta sensibilité, de ta fragilité, était-il possible que ta tête et ton cœur fussent  aussi pleins de ces choses impossibles à dire, à exprimer, de ces choses tellement inconnues de la plupart des gens et que tu gardais cachées au plus profond de ton être ? Tu devenais pour moi un être de lumière mais les zones d'ombres restaient nombreuses encore. 
Je n’avais plus maintenant qu’un seul désir :  faire en sorte que cette lumière éclate au grand jour et qu'elle devienne le phare qui pourrait enfin te permettre de guider ta vie.

samedi 7 septembre 2019

Comprendre, aider, avoir un regard bienveillant

asperger, amour, émotion, blog, livre, ouvrage

 

Un superbe article sur l'Antre de la Chouette pour mieux comprendre les personnes Asperger mais pas seulement.  Les personnes HPE (Haut potentiel émotionnel) pourront se reconnaître dans certains aspects, notamment concernant la fragilité, les colères tellement destructrices mais inévitables quand tout dans la tête et dans le coeur s'effondre parce que l'émotion ne trouve pas de réponse. 

Clic

vendredi 6 septembre 2019

Mon témoignage sur Autisme Regards Croisés

amour, asperger, livre, ouvrage, témoignage, autisme, couple, difficultés relationnelles, regards croisés,                                       



Il m’a fallu du temps pour comprendre …

Huit années d’amour passionnel, d’amour immense, d’amour que nous qualifiions ensemble d’ « absolu ». Mais ce fut aussi huit années de doutes, de questionnement sur ce qui gênait en permanence notre relation. Huit années de remise en question sur moi, car j’étais persuadée que tout venait de moi. Autant de psys, autant de réponses qui n’en étaient pas. Des réponses qui me retournaient mon mal-être en me proposant toujours le regard sur moi.

Ce n’est pas sur moi qu’il m’aurait fallu porter mon regard, mais sur « lui ». Lui. Asperger. Caché. Tapi dans l’ombre. Dans les ombres. Asperger qui gâchait tout. Compromettait tout. Même les moments les plus intimes. Mais Asperger pour moi était un inconnu. Je n’avais jamais entendu parler. Les médecins non plus apparemment. Quelle tristesse ! Quelle perte de temps aussi !

Il a fallu la rencontre dans ma classe avec un petit élève autiste pour enfin comprendre. Les regards, les colères rentrées, la bulle sombre, les manquements, les absences, ce que l’on nomme vulgairement le manque d’empathie même si aujourd’hui je ne le vois plus comme cela, tout cela que je ne comprenais et que lui non plus, lui, celui qui partageait mon cœur tout entier, ne comprenait pas, tout ce qu’il ne maîtrisait pas de sa vie la plus profonde mais aussi la plus quotidienne … tout cela s’appelle TSA (trouble du spectre autistique) avec, s’il vous plaît, « l’option » Asperger. Mais je ne savais pas. Nous ne savions pas.

....

Et j’ai voulu ce livre comme un témoignage, un phare pour aider toutes les personnes qui sont en doutes, en recherche.

Les personnes que je rencontre aujourd’hui sont davantage au fait de l’autisme et je réalise que la souffrance n’est due essentiellement qu’à l’ignorance. Quand on sait, on ne souffre plus. Soit on accepte et on reste. Soit on fuit.

...


L’Amour à travers le prisme d’Asperger ....ou quand la lumière  prend toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. 
...

Mon livre est plein d’espoir. Les retours que j’en ai me disent que je n’ai pas aimé pour rien. Que je n’ai pas écrit pour rien. Que je n’ai pas souffert pour rien

L'article intégral sur
 > https://sephora9.wixsite.com/tsa-regards-croises 
dans la catégorie témoignage

jeudi 13 juin 2019

Dédicaces et salons

salon du livre, espace culturel leclerc, poitiers, bellac, espérou, août 2019, asperger, autisme, amour, livre, témoignage 
Vous pourrez me retrouver 

Samedi 15 juin 
à partir de 10h

à l'espace culturel de 
POITIERS  (86)

pour une séance de dédicaces 
à l'occasion d'une rencontre d'auteurs

prochaines rencontres estivales :
Salon du livre de Bellac (Haute-Vienne) : samedi 3 août
Salon du livre de l'Espérou (Gard) : dimanche 11 août

lundi 27 mai 2019

Entretiens avec des Aspies : Et vos amours ?


 amour, asperger, livre, ouvrage, témoignage
 A trente ans, Gabriel n’avait jamais eu de petite amie et son isolement leur * ( *ses parents) faisait craindre qu’il ne pourrait jamais se lier d’amour pas plus qu’il n’avait pu le faire d’amitié. p.39
.... 
 Gabriel, à défaut d’avoir pratiqué l’amour, soutenait que l’amour n’existait pas.
— L’amour n’est que le résultat de processus chimiques associés, aimait-il à dire doctement. p.54


 De jeunes autistes parlent de leur(s) expérience(s) amoureuse(s)
 >>>>>>>>

https://youtu.be/2P9buyBCeZI

jeudi 4 avril 2019

Naissance d'un ouvrage ...




Le café littéraire abordera non seulement la partie concernant l'autisme et la relation particulière qui peut s'installer entre une personne neuroatypique et une autre neurotypique, je crois savoir qu'il abordera également la genèse de cet ouvrage, mon implication dans l'écriture de ce qui est à la fois un roman et un essai documentaire. Jamais je n'avais écrit de cette façon même si l'écriture fait  partie par ailleurs de mes activités professionnelles. Ecrit en seulement trois jours et trois nuits !  C'était une époque où j'avais encore un travail à plein temps. Dire l'état émotionnel dans lequel je me trouvai alors est aujourd'hui impossible, tant tout cela tenait d'un présent oppressant, douloureux et à la fois libérateur. Les mots affluaient et je devais les poser. Le clavier de mon ordinateur m'aidait à le faire rapidement, sans me poser la question de l'application, du style, balayant même le souci de l'orthographe et de la mise en page sur lesquelles je reviendrais plus tard. Ce fut une expérience littéraire intense, bouleversante, autant que le fut l'expérience qui avait motivé cet écrit. Après ce premier café Aspie auquel j'avais assisté (le samedi précisément) et qui m'avait donné l'éclairage sur ce que je vivais depuis 8 ans, il m'a fallu écrire, écrire et encore écrire pour tout poser. Un soulagement, comme un sac que l'on pose et d'où l'on sort tout ce que l'on avait amassé depuis tellement d'années. Je devais écrire vite pour être sûre de ne rien oublier de l'émotion qui m'étraignait à cet instant et de toutes les autres émotions qui soudain refaisaient surface. Pas seulement des émotions d'ailleurs, mais aussi de tous les constats que j'avais faits toutes ces années et engrangés dans les tiroirs de ma mémoire silencieuse. Aujourd'hui les tiroirs s'ouvraient et tout me revenait. Pour ne rien laisser en route je devais aller très vite dans la rédaction. J'ai ensuite laissé mûrir l'ouvrage pendant presque un an. Outre le fait que je devais corriger mon travail (orthographe, mise en page), il m'a fallu m'entretenir avec mon ami pour lui expliquer ce que j'avais compris de lui, être sûre qu'il acceptait la publication. Il me fallait encore assurer mes constats avec de la littérature plus au fait du sujet : Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet, et Je suis à l'Est de Josef Schovanec ne suffisaient pas. Je me plongeai dans des ouvrages plus techniques de Tony Atwood ou de Perter Vermulen (je devais m'assurer de la pertinence du vocabulaire utilisé et des parallèles que je souhaitais faire entre mes constats et la vérité du syndrome). Puis il  fallut encore le déclic chez mon ami pour qu'enfin il accepte le diagnostic (ce qui se fit, suite à un événement tragique que je relate dans l'ouvrage). 
Quand la première édition d'Aspie je t'M a vu le jour le diagnostic n'était pas encore totalement posé. La deuxième édition actuellement sur le marché reprend quelques éléments du diagnostic qui corroborent mes constats de la première heure. Cette édition a vu ses références de fin d'ouvrage (livres, vidéos, pdf ...) augmentées. 
Voilà, pour ceux d'entre vous qui seraient curieux des "dessous" de l'ouvrage.

lundi 1 avril 2019

Prochain café littéraire

Invitée par les Amis de la Bourrache 

 .... 



Un échange qui promet d'être intéressant avec des personnes qui auront lu mon ouvrage en amont et feront avancer le propos et d'autres qui vont découvrir à la fois l'ouvrage mais sans doute aussi le syndrome d'Asperger. 
Samedi 6 avril - 15h - 
Villegâts (entre Mansle et Ruffec - 16) Salle municipale.  

Découvrez l'ouvrage en amont en cliquant sur les vignettes du bandeau supérieur : présentation de l'ouvrage, extraits, courriers des lecteurs ...

mercredi 20 février 2019

Tout s'arrange

Un site où vous trouverez des vidéos pour aider à mieux comprendre et à aider les enfants présentant un trouble du spectre autistique. 
A mon avis, les conseils peuvent également concerner les enfants souffrant de TDAH.
Ils peuvent également aider pour les personnes adultes

mercredi 6 février 2019

TSA, Syndrome d'Asperger

Le débit de paroles est très rapide mais le condensé est à mon sens excellent. Il permet aux personnes qui ne connaissent pas le TSA de comprendre plein de choses en six minutes treize

©Tous droits réservés pour la photo

mardi 29 janvier 2019

Boris, autiste Asperger dans un monde si «normal»


Boris, autiste Asperger dans un monde si «normal»



Clic sur le lien 

Dans le déroulé qui se trouve sous le lien quand vous avez ouvert la page du site il faut chercher le titre du podcast qui concerne Boris

lundi 18 septembre 2017

Interview de Daniel Tammet

daniel tammet, je suis né un jour bleu, chiffres, nombres, synesthésie, couleurs, asperger, ouvrage, amour, livre, relation sentimentale, relation amoureuse, 






mardi 5 septembre 2017

mercredi 30 août 2017

id FM Radio Enghien

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https://drive.google.com/file/d/0BwQ2vuvK-nwFTEJfaGs0MENIX1k/view?usp=sharing
novembre 2015. 
Mon intervention à  30 minutes 50. 

L'Asperger Café
Fichier Audio MP3 83.4 MB

mercredi 5 juillet 2017

Et si on parlait haut potentiel ?

 tags : austisme, asperger, haut potentiel, hpi, hpe, livre, ouvrage, témoignage, amour, couple, relation sentimentale,

Un article intéressant  > ici

Ma remarque 

Cet article réconcilier un peu le haut potentiel intellectuel et le haut potentiel émotionnel. Il me semble qu'il est bon de souligner que l'on peut très bien être classé HPE et se trouver dans le continuum du spectre autistique avec le syndrome d'Asperger, contrairement à ce que soutiennent les spécialistes français du syndrome. 

A mon sens, l'un et l'autre ne sont pas incompatibles, et se retrouvent plus fréquemment qu'on ne le pense notamment chez les femmes Asperger. On pourrait me rétorquer que mon point de vue reste du domaine du "ressenti". Certes. Et pourquoi le ressenti, compétence ultra-sensorielle typiquement HPE n'aurait-il pas le même fond de vérité que le scientifique ? On ne fait pas confiance au ressenti. On ne veut reconnaître que le scientifique.
Ce qui a conduit mon ami au diagnostic a été essentiellement le résultat de mon ressenti. Mes observations étaient plutôt du domaine de l'émotion. Je ne connaissais pas Asperger mais je sentais, je savais, que quelque chose clochait. Je ne fais donc plus un complexe de mes ressentis, ni de mon HPE qui me mettent très souvent sur la voie de la vérité. N'est-ce pas précisément ici que se rejoignent SA et HPE ? L'essentiel n'est pas avec quelle intelligence a été traitée l'information mais quel a été le résultat de la mise en oeuvre de cette intelligence.
Quant à savoir combien de femmes HPE ou Asperger sont restées en marge leur vie durant, sans savoir pourquoi leur fonctionnement était si particulier, ou combien encore ont ignoré leur vie durant présenter l'un ou l'autre, ou les deux, je suis sûre qu'elles sont légion.

jeudi 4 mai 2017

N'être différent

tags : autisme, syndrome asperger, amour, amitié, couple, livre, roman, témoignage, différent,

mercredi 13 juillet 2016

Témoignage p.35 d'Aspiration

clic sur image pour agrandir
sinon lire ci-dessous

En rencontrant l’autisme qui m’est tombé dessus à la manière d’un coup de foudre, c’est en même temps au regard des autres que j’ai dû me confronter. Mon expérience hors-norme de neurotypique en amour avec un Asperger inquiéta mes proches au point qu’ils en vinrent à douter de ma santé mentale. Il faut bien avouer que le parcours s’est fait avec des excès à la limite parfois du supportable. Néanmoins je ne pouvais admettre les arguments chocs qu’ils avançaient pour m’inciter à quitter cet homme  : mon avenir ne pouvait se construire avec un « malade » je ne devais pas m’attacher à quelqu’un qui « n’éprouverait jamais rien, me ferait souffrir, ne serait pas capable de se mettre aux normes » et j’en passe. Quant à mon psy il m’interrogeait pour savoir ce que j’attendais « d’un homme présentant une psychose ».

Je pris ici pleinement conscience de ce que l’on nomme l’exclusion qui de toute évidence allait de pair avec l’ignorance. Les autistes faisaient partie des bannis et pour ne pas souffrir mieux valait ne pas nouer de liens avec eux. Laisser tomber cet homme qui avait touché mon cœur sous prétexte qu’il ne serait jamais un homme comme les autres… de ça je n’avais pas envie. Je décidai d’assumer, laissant à leurs convictions ceux qui refusaient d’admettre que l’autisme n’est pas une tare. D’autres mains heureusement se sont tendues, de celles qui avaient fait le chemin avant moi et acceptaient de me faire une place. Grâce à ma persévérance mon ami a pu être diagnostiqué et il accède désormais  à un chemin social et professionnel. C’est ma plus belle victoire. De mes proches, certains persistent à considérer l’autisme comme une maladie. D’autres ont accepté d’ouvrir leurs yeux, leur esprit, leur coeur, et c’est pour moi une autre victoire. S’ouvrir à la différence, y inviter les autres et permettre de dépasser tous les préjugés est à mon sens ce qui constitue une véritable amorce de l’inclusion, au sens littéral du mot par opposition à l’exclusion. Aller plus loin encore en admettant que les compétences des personnes présentant un TSA méritent d’être mises en valeur c’est faire un pas de plus vers le vivre ensemble. Si les enfants peuvent compter sur une nouvelle loi de 2014 favorisant l’inclusion scolaire, les adultes, ont toujours beaucoup de mal pour trouver la place qui est la leur. Soit il faut accepter d’en passer par le statut d’adulte handicapé, soit il faut s’adapter, toujours s’adapter pour vivre le plus « normalement » possible. Je comprends l’amertume des Aspergers qui déplorent la négligence des neurotypiques à leur égard, leur fermeture d’esprit et de cœur.  J’espère que la tendance pourra s’inverser. Je m’y emploie tout comme le font tellement d’associations oeuvrant pour l’autisme, en portant mon bâton de pèlerin ici et là pour témoigner que même l’amour avec un Asperger est possible. Même l’Amour ! Ça n’est pas peu dire !

A défaut de convaincre la majorité des NT, je voudrais dire aux NaT : « Continuez d’espérer. Il existe des neurotypiques qui ont envie de faire avec vous le chemin. Sachez les reconnaître et acceptez la porte ouverte. C’est ensemble, en témoignant que c’est possible et tellement formidable que nous parviendrons à faire admettre à la fois la nécessité de l’inclusion et son immense richesse humaine. »

Marie d’Ardillac. 
Enseignante et écrivain, auteur d’Aspie je t’M 

http://mariedardillac.blogspot.com


précision : NT : pour neurotypiques > désigne les personnes qui ne présentent pas le syndrome d'Asperger (SA) ou TSA (trouble du spectre autistique)
NaT : pour neuroatypiques > désigne les personnes présentant le SA ou TSA.

Voir par ailleurs sur ce blog : Ma réponse à l'ignorance 
http://mariedardillac.blogspot.fr/2015/10/reponse-la-stupidite.html

vendredi 20 novembre 2015

Prix Handi livres

handilivres, livre, témoignage, autisme, asperger, amour, couple, relation, sentimentale, amoureuse, prix, handicap, société, biographie

Doit-on parler véritablement de handicap s'agissant de l'autisme ? 

lundi 5 octobre 2015

Ma réponse à l'ignorance

amour, asperger, livre, témoignage, roman, relation sentimentale, relation amoureuse, difficulté, entourage, aide, soutien, préjugés, différence,


"Je pense à cette maladie qui empoisonne la vie du malade mais surtout de son entourage ; car lui, le malade, ne se rend pas toujours compte des conséquences.
Ils n'ont pas besoin de sentiments, parce qu'ils ne ressentent rien , ni la douleur, ni le bonheur. On a l'impression , mais non, ça ne change pas.
Alors tu t'es mise dans ce monde renfermé. Ne t'abrutis pas dans ce monde. Peut-être que toi aussi, ton cerveau te joue des tours."
....

Ma réponse :
Le Trouble du Spectre Autistique et sa variante Syndrome d’Asperger n’est pas une maladie. Je parle plus volontiers de particularité, de différence avec cette appréhension hors-norme du monde qui caractérise le syndrome. Cette particularité empoisonnerait la vie de la personne et de son entourage ? Je dirais avant tout qu’elle complique un peu, beaucoup parfois, la vie, mais que l’on en meurt moins que de l’ingestion d’arsenic, de produits médicamenteux ou "phytosanitaires".
Les conséquences ? que savons-nous, les uns et les autres des conséquences de nos actes, de nos prises de position ? Quelle est notre lucidité à nous, neurotypiques (pardon, je devrais dire "à nous, gens normaux") par rapport au monde, aux événements et à tout le reste ?
Mon malheur ... Mon malheur, a été causé au début   uniquement par l’ignorance, par ce mystère dont je ne parvenais pas à démêler les noeuds. Je ne connaissais rien à l’autisme quand celui-ci m'est tombé dessus en même temps que l'Amour. 
Je ne me suis accrochée à rien du tout, ni à personne, juste laissée porter par l'Amour, l'Amour immense, absolu, celui qui s'offrait à moi et que j'ai découvert véritablement avec cette rencontre hors-normes. Effectivement cela m'a conduite dans un tunnel, sombre, dans lequel j'ai dû me débattre seule, pour rejoindre une sortie sans vouloir lâcher la main qui s'était posée dans la mienne. Celle d'un Petit Prince extra-terrestre. Mon chemin lui a permis d'accéder au diagnostic qui change aujourd’hui sa vie.
Ils ne ressentent ni le malheur, ni le bonheur ... ils ne changent pas !
J’ai mal de lire ça. Comment peut-on réduire les personnes atteintes d'autisme à l’état de personnes sans cœur, sans âme et surtout sans espoir de progresser. Ce postulat est indigne ... Moi, je m'émerveille chaque jour de voir comment "ils" peuvent changer, comment ils peuvent évoluer pour peu que l’on veuille leur tendre la main, leur tenir le cœur, leur ouvrir les yeux, les conduire, les aider à cheminer.
Le pire est ce qui suit : Ils n’ont pas besoin de sentiments
Comme je suis triste de lire ça !  Ces "ils"  sont avant tout des personnes. Pour chaque personne, plus largement, pour chaque  être vivant, la considération, l’attention, les sentiments, et surtout l’amour est ce qu’il y a de vital. Par l’amour que j’ai donné à mon Petit Prince, il n’a jamais autant progressé de toute sa vie, jamais autant avancé sur le chemin de sa propre connaissance,  sur le chemin de la réussite sociale et professionnelle. Et quand je vois son sourire devant mes surprises, devant mes rires, devant nos déjantages rien qu'à nous deux, quand je vois aussi sa peine, sa bulle sombre parfois qui me rend triste aussi ... alors je me dis qu'ici se trouve la vie pour laquelle l’amour est la plus belle clef.
Je m’abrutirais dans ce monde ? Devenir brute... J'ai au contraire le sentiment que j'ai appris à devenir plus douce, plus tendre, plus humble aussi, plus simple. Mais je peux aussi être brute de brute, oui, parce que lorsque les choses me révoltent je les dis encore, sans chercher à me fondre dans le moule des conventions. Dans ce monde, où j’ai été entraînée malgré moi et sans doute aussi, paradoxalement, de mon plein gré,  je m'y sens bien au point de regretter parfois de devoir retourner dans le monde des « normaux ». 
Pourquoi j’ai préféré ce monde ? Parce les personnes y sont belles. Elles ont un cœur. Chaque jour il en est une qui vient me surprendre. Par un mot, par un regard, par une création artistique, par un petit pas de plus. Parce qu’auprès d’elles, je trouve ma place. Elles m’apportent un regard vrai, pur, sur la vie. Elles m’ont permis de m’ouvrir à des choses qui m’étaient inconnues, de changer mon regard sur le monde, sur les gens, sur la vie. Et sur moi. Et de cela je leur suis reconnaissante. Elles me donnent une place dans la vie en me permettant de les accompagner. En m’accordant leur confiance comme l’a fait un jour cet homme qui est venu me chercher et que j’ai aimé sans concession. Peut-être aussi parce que mon cerveau me joue des tours. Des tours. Une farce. Des pirouettes. Des clins d’œil à la vie. Différents. Décalés. Serais-je folle ? C'est vrai, je n'ai jamais rien fait comme les autres dont le regard m'a souvent empêché de respirer librement. Mais la vie, n’est-ce pas cela ? Quoi de mieux pour avancer que d’aller vers d’autres mondes, vers d’autres cœurs ? Quoi de mieux que se laisser surprendre,  de chercher à comprendre ? N’est-ce pas cela évoluer ? N’est-ce pas cela vivre et grandir ? Certes, cela n'est ni facile ni confortable quand la souffrance dépose ses voiles. Mais lorsque le tunnel est franchi c'est la lumière qui vous prend tout entier et vous rend plus fort.
Quant au meilleur, au pire ... je n'en sais rien. Chacun a "son"meilleur et "son" pire. Chaque meilleur, chaque pire est respectable car chaque personne est unique. 

lundi 10 août 2015

Autisme Regards Croisés

un blog à l'initiative de deux jeunes femmes présentant le SA (syndrome d'Asperger). On y trouve des récits de vie et des références utiles pour comprendre les TSA (troubles du spectre autistique) et le SA. Beaucoup d'espoir sur leurs pages

Mon témoignage > ici

samedi 16 mai 2015

l'Amour dans le prisme Asperger

amour, asperger, autisme, livre, roman, A comme, Aspie je t'M, Genève, Pons, Saint-Cyr sur Loire, salon, conférence, 

https://vimeo.com/62455732

de Amour 
A de Asperger
la lumière se fait arc-en-ciel sublimé

de Amour
A de Asperger
sans le premier le second ne peut exister

extraits de l'ouvrage > ici

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