Dans Aspie je t'M Marie témoigne avec une extrême sensibilité de sa relation amoureuse avec un homme présentant le syndrome d'Asperger. Un témoignage fort qui se veut un phare, une petite étoile pour les personnes dans la même détresse que fut la sienne. Une très belle histoire d'amour.
La page d'accueil donne accès à la file des articles.
Les liens à droite ciblent ceux-ci selon la date, catégorie ou mot particulier (rechercher).
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samedi 28 novembre 2015

Séjour parisien - novembre 2015 - émissions de radio et remise des prix handi-livres

... quelques photos décalées, insolites. Photos de vie. Photos d'espoir. Paris est beau. Paris c'est la Vie. Paris c'est la Liberté.
Photos toutes simples. Sans retouche. Sans artifice.  Quelques jours seulement après les attentats, lors de mon séjour pour la remise des prix Handi-livres.

Photos Marie d'Ardillac.
Tous droits réservés.

Les nominés sont ...

 Les nominés sur grand écran
http://www.fondshs.fr/le-prix-handi-livres/prix-handi-livres-2015-categorie-roman

vendredi 20 novembre 2015

Communiqué Asperger Amitié


SAVE THE DATE: dimanche 22 novembre sur IDFM radio Enghien 98.00 de 14h00 à 15h30
Invitée d'honneur Marie d'Ardillac auteure de Aspie Je t'M

Pour réagir en direct site http://idfm98.free.fr/

ou par téléphone au 01 34 12 12 22

Le Petit Prince




Para los visitores de idioma española > 
 http://www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/

Prix Handi livres

handilivres, livre, témoignage, autisme, asperger, amour, couple, relation, sentimentale, amoureuse, prix, handicap, société, biographie

Doit-on parler véritablement de handicap s'agissant de l'autisme ? 

mardi 17 novembre 2015

Desde Francia hasta España y America del Sur


Para lectores de idioma española, de España o America del Sur...
Traducir con la viñeta a  la derecha ... 
Precision > El titulo ... En frances, foneticamente la letra M se dice "aime" .. Aspie je t'M. Aspie je t'aime. Aspie te quiero. La letra M tiene su importancia para la historia. M como Maria pero no solo ...M como misterio ... el misterio con que me quedo ... A como Amor, M como aMor ...etc, etc ...
____________
"Ce qu’il aimait par-dessus tout et qu’il m’écrivait ou me racontait avec force détails, c’étaient ses balades en solitaire dans la campagne et les bois. Les fleurs, les arbres, les animaux. Je le sentais toujours intéressé et presque ému par ses découvertes : un renard ou un chevreuil au détour d’un chemin, une couleuvre au creux d’un sillon, le premier muguet, la sève des arbres qui tombait sur sa main, et cela inondait de bonheur nos conversations ou les mails que nous échangions le dimanche soir. J'attribuais ce besoin excessif de se raconter, au fait que sa vie de reclus ne lui permettait pas de s’exprimer au quotidien, et ne m’en inquiétais pas outre mesure.
— Tu es la seule à qui je raconte tout cela, affirmait-il.

Notre correspondance privée et la relation téléphonique qui devenait de plus en plus régulière ne nous avaient pas fait abandonner pour autant nos échanges poétiques sur le forum. Nos envolées à quatre mains se faisaient toujours plus belles, enrichies à l’évidence par ce que nous découvrions l’un de l’autre en coulisse. J’en apprenais toujours plus sur Gabriel. Il racontait, il disait tout. Son enfance. Son adolescence. Son service militaire. Les confidences étaient ponctuées de poèmes et de déclarations comme jamais je n’en avais reçues de toute ma vie. Gabriel était décidément un être extra-ordinaire.
Le réel se matérialisa encore davantage le jour où je reçus dans ma boîte à lettres une enveloppe sur laquelle, à la suite de mon nom, figurait en guise d’adresse : Camino de las estrellas. Il fallait oser ! Oser transgresser les conventions adultes et normalisées pour écrire de telles choses sur une enveloppe ! Je fus à la fois attendrie et impressionnée par cette touche de poésie qui s’affichait aux yeux de plein de monde par l’entremise d’une enveloppe ayant traversé la France entière, fait le tour de l’agence postale de mon secteur, puis s’était baladée dans la sacoche du facteur qui avait bien dû être interpellé par cette bizarrerie. Pero mi corazon de niña soudain réveillé par cette innocence et cette beauté qui s’exprimaient en toute simplicité se mit à battre fort. La beauté était bien là ! Comment croire alors à une défaillance pathologique qui ferait de Gabriel une personne perverse ?

Principito, tu ne peux pas savoir quelle fut mon émotion de recevoir cette première lettre. Tenir dans mes mains le papier, toucher les mots que tu avais mis beaucoup d'application à écrire était pour moi un cadeau à nul autre pareil.
Tu te faisais présent sur cette feuille et encore plus dans mon cœur."
p. 163 

_________________
Otros trozos en la pagina > http://mariedardillac.blogspot.fr/p/entrez-dans-lhistoire.html

mercredi 11 novembre 2015

Deux nouvelles adresses pour Aspie je t'M

Librairie la Maison Bleue

13, rue Lucien-Dumas
87200 Saint Junien 
05 55 32 89 56 


Librairie Wallonie Bruxelles  

46 rue Quincampoix 
75004 Paris
01 42 71 58 03
 

et cadeau ...
un nouvel extrait de l'ouvrage  > 

jeudi 22 octobre 2015

Aspiration

Aspiration est le magazine d'Asperger Amitié. Si le syndrome d'Asperger reste le fil conducteur d'articles permettant aux familles de trouver des pistes de réflexion et des réponses pratiques, Aspiration aborde également des sujets variés. Dans le numéro de septembre, outre des articles très ciblés traitant de la génétique et l'autisme, d'autres traitent de la mémoire, de l'art, de la pédagogie Steiner mais aussi ... du chocolat.  Kirikou, figure en couverture pour nous présenter le projet LearnEnjoy*.

Vous pouvez commander Aspiration en envoyant vos coordonnées à : contact.aspiration@yahoo.fr ou ou par téléphone au 01 30 72 52 27


 projet LearnEnjoy de Gaele Regnault à découvrir ici
 https://play.google.com/store/apps/details?id=com.learnenjoy.kirikou

dimanche 18 octobre 2015

jeudi 15 octobre 2015

Toulouse

toulouse, salon, gourmet des lettres, livres, amour, asperger
Cérémonie des remises du prix Gourmets de lettres : 
Aspie je t'M  
 "Nominé" 

mardi 6 octobre 2015

Couleur

Le site change de couleur.
Le contraste orange-bleu devrait permettre une lecture plus aisée pour tous les lecteurs. 

lundi 5 octobre 2015

Ma réponse à l'ignorance

amour, asperger, livre, témoignage, roman, relation sentimentale, relation amoureuse, difficulté, entourage, aide, soutien, préjugés, différence,


"Oui je pense à cette maladie qui empoisonne la vie du malade mais surtout de son entourage ; car lui, le malade, ne se rend pas toujours compte des conséquences.
Ton malheur à toi, c'est de t'être accroché à lui, sans connaitre le problème et que maintenant la maladie est plus forte que tout, même l'amour.
Ils n'ont pas besoin de sentiments, parce qu'ils ne ressentent rien , ni la douleur, ni le bonheur. On a l'impression , mais non, ça ne change pas.
Oui tu t'es mis dans ce monde renfermé, pas toujours facile . Si tu as des personnes qui viennent vers toi, alors tant mieux, mais ne t'abrutis pas dans ce monde.
Tu as préféré de mettre dans ce monde, pourquoi ? C'est difficile à expliquer, mais peut-être que toi aussi, ton cerveau te joue des tours.
Il te faut choisir un monde où tu peux vivre sereinement.
Je sais ce n'est pas évident pour toi, mais tu sais il y a bien des gens qui ont des problèmes peut-être beaucoup plus graves ; il faut optimiser, se dire qu'il y a toujours pire."

Ma réponse :
Le Trouble du Spectre Autistique et sa variante Syndrome d’Asperger n’est pas une maladie. Je parle plus volontiers de particularité, de différence avec cette appréhension hors-norme du monde qui caractérise le syndrome. A savoir si cette particularité peut empoisonner la vie de la personne et de son entourage ... Je dirais avant tout qu’elle complique un peu, beaucoup parfois, la vie, mais que l’on en meurt moins que de l’ingestion d’arsenic ou plus couramment de produits médicamenteux, ou de l'emploi de produits phytosanitaires.
Les conséquences ? que savons-nous, les uns et les autres des conséquences de nos actes, de nos vies, de nos prises de position ? Quelle est notre lucidité à nous, neurotypiques (pardon, je devrais dire "à nous, gens normaux") par rapport au monde, aux événements et à tout le reste ?
Mon malheur de m’être accrochée sans connaître et la maladie plus forte que l’amour... Mon malheur, sache-le, a été causé au début de mon histoire uniquement par l’ignorance. Par ce mystère dont je ne parvenais pas à démêler les noeuds. Je ne connaissais rien à l’autisme quand celui-ci m'est tombé dessus en même temps que l'Amour. 
Je ne me suis accrochée à rien du tout, ni à personne, juste laissée porter par l'Amour, l'Amour immense, absolu, celui qui s'offrait à moi et que j'ai découvert véritablement avec cette rencontre hors-normes. Je ne développerai pas ici les raisons que l'on a, ou que l'on ne doit pas avoir, de tomber en Amour, comme disent si poétiquement nos cousins d'Outre-Atlantique. Effectivement cela m'a conduite dans un tunnel, sombre, dans lequel j'ai dû me débattre seule, pour rejoindre une sortie sans vouloir lâcher la main qui s'était posée dans la mienne. Mais aujourd’hui je peux dire que l’Amour a été le plus fort. Car non seulement j’ai compris et j’en aime encore plus mon Petit Prince, même si lui, ne parvient pas à tout saisir. Mon chemin lui a également permis d'accéder au diagnostic qui change aujourd’hui sa vie.
Ils ne ressentent ni le malheur, ni le bonheur ... ils ne changent pas !
J’ai mal de lire ça, de voir que l'on peut réduire les personnes atteintes d'autisme à l’état de personnes sans cœur, sans âme et surtout sans espoir de progresser. Il s'agit là d'un postulat que je trouve indigne ... Moi, je m'émerveille chaque jour de voir comment "ils" peuvent changer, comment ils peuvent évoluer pour peu que l’on veuille leur tendre la main, leur tenir le cœur, leur ouvrir les yeux, les conduire, les aider à cheminer.
Certes tu as fait beaucoup pour m'aider, mais qu’as-tu compris de ce que je t’ai confié ? qu'as-tu saisi de cet océan où effectivement je m’étais jetée au risque de me noyer ?
Le pire est ce qui suit : Ils n’ont pas besoin de sentiments
Comme je suis triste de lire ça !  Ces "ils"  sont avant tout des personnes. Pour chaque personne, plus largement, pour chaque  être vivant, la considération, l’attention, les sentiments, et surtout l’amour est ce qu’il y a de plus vital. Par l’amour que j’ai donné à mon Petit Prince, il n’a jamais autant progressé de toute sa vie, jamais autant avancé sur le chemin de sa propre connaissance,  sur le chemin de la réussite sociale et professionnelle. Et quand je vois son sourire devant mes surprises, devant mes rires, devant nos déjantages rien qu'à nous deux, quand je vois aussi sa peine, sa bulle sombre parfois qui me rend triste aussi ... alors je me dis que ceux qui ne comprennent pas que derrière tout cela c'est l'amour, c'est l'humain, c'est la vie, oui, ceux qui ne comprennent pas ça sont à plaindre. Car ici se trouve le bonheur, se trouve la vie pour laquelle l’amour est la plus belle clef.
Je m’abrutirais dans ce monde ? Devenir brute... J'ai au contraire le sentiment que j'ai appris à devenir plus douce, plus tendre, plus humble aussi, plus simple. Mais je peux aussi être brute de brute, oui, parce que pour moi le naturel est la meilleure des choses et la sincérité le meilleur des discours. (Merci à un de mes amis pour cette phrase qui est mon anti-trac préféré). Et aussi parce que lorsque les choses me révoltent je les dis encore, sans chercher à me fondre dans le moule des conventions. Dans ce monde, où j’ai été entraînée malgré moi mais sans doute aussi, paradoxalement, de mon plein gré,  je m'y sens bien au point de regretter parfois de devoir retourner dans le monde des « normaux ». 
Pourquoi j’ai préféré ce monde ? Parce les personnes y sont belles. Elles ont un cœur. Chaque jour il en est une qui vient me surprendre. Par un mot, par un regard, par une création artistique, par un petit pas de plus, que sais-je encore. Parce qu’enfin, auprès d’elles, je trouve ma place. Elles m’apportent un regard vrai, pur, sur la vie. Elles m’ont permis de m’ouvrir à des choses qui m’étaient inconnues, de changer mon regard sur le monde, sur les gens, sur la vie. Et sur moi. Et de cela je leur suis reconnaissante. Elles me donnent une place dans la vie en me permettant de les accompagner. En m’accordant leur confiance comme l’a fait un jour cet homme qui est venu me chercher et que j’ai aimé sans concession. Peut-être aussi comme tu le dis, est-ce parce que mon cerveau me joue des tours. Sans doute. Des tours. Une farce. Des pirouettes. Des clins d’œil à la vie. Différents. Décalés. Serais-je folle ? C'est vrai, je n'ai jamais rien fait comme les autres, les autres, dont le regard m'a souvent empêché de respirer librement. Mais la vie, n’est-ce pas cela ? Quoi de mieux pour avancer que d’aller vers d’autres mondes, vers d’autres cœurs ? Quoi de mieux que se laisser surprendre ? Que de chercher à comprendre ? N’est-ce pas cela évoluer ? N’est-ce pas cela vivre et grandir ? Cela n'est pas facile. Ce n'est guère confortable quand la souffrance dépose ses voiles. Mais lorsque le tunnel est franchi c'est la lumière qui vous prend tout entier et vous rend plus fort.
Des problèmes beaucoup plus graves … je sais, j’ai de la chance, je n’ai pas de diabète, pas de cholestérol, j’ai mes 4 membres je n’ai pas de cancer. J’ai failli par deux fois fermer la porte à la vie à tout jamais, mais ce n’est pas grave. Ça c’était ma tête. Ma tête ! Mon cerveau qui me joue des tours. Peut-être aussi mon coeur (dois-je me plaindre d'en avoir un ?) … C’était simplement de ma faute. Un égarement impardonnable car ce que je traversais au fond n’avait rien de grave. J’étais juste tombée amoureuse d’un Asperger.
Oui, j’ai la santé, et je fais tout pour la garder. Je cours un peu chaque jour, je nage, je danse, je marche, j’écris, j’aime la peinture et la musique. Je prends soin de mon alimentation. Quoi d’autre ? Ah oui ! Je continue d’aimer un homme, beau et différent. Et lui … lui, je ne sais pas. Je sais juste qu’il fait au mieux dans sa vie d’homme et je suis heureuse d’y contribuer toujours un peu. Même de loin.

Quant au meilleur, au pire ... je n'en sais rien. Chacun a "son"meilleur et "son" pire. Chaque meilleur, chaque pire est respectable car chaque personne est unique. 

lire des extraits de l'ouvrage > clic 


samedi 3 octobre 2015

Crazy in love - Mozart et la baleine

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Rain Man fut le premier. On peut le trouver caricatural. Moi je l'aime bien car sous ce que certains peuvent considérer comme un trait trop forcé, il démonte certains modes de fonctionnements, peut-être plus d'ailleurs, concernant les fonctionnements des neurotypiques. Il met le doigt sur la perception de la différence. Sur la relation aussi, sur les sentiments. Si l'on fait fi de certains comportements de Rain Man on peut vraiment y entrevoir ce qui fait les facettes extrêmes de l'autisme tant dans ses aspects difficiles que dans ses aspects humainement superbes. 

Le monde de Nathan est le dernier. Je n'ai pas pu le voir. Trop vite délaissé dans les salles ordinaires. Les salles d'art et d'essai prendront-elles le relais ? 

En attendant je vous propose de voir, ou revoir, le superbe Mozart et la baleine. L'amour, ici, concerne deux personnes atteintes du TSA-SA. 

C'est une rencontre hier soir, fortuite, mais de ces rencontres toujours précieuses, qui m'incite à ouvrir sur ce blog une catégorie vidéo. Vous ai-je dit que depuis ma plongée dans ce monde bleu les rencontres n'en finissent pas de se faire, belles, de cette synchronicité qui interpelle toujours, de ces hasards que Jean-François Vézina qualifie de "nécessaires" ? Les Aspies ont ce quelque chose de troublant qui vous entraîne malgré vous vers ... le merveilleux.

https://www.youtube.com/watch?v=FGdG-5MPvGQ

cliquer sur l'image


lundi 21 septembre 2015

Prochaines rencontres dans le Sud-Ouest

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Chasseneuil sur Bonnieure et Toulouse


mardi 15 septembre 2015

Salon de Pons

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 http://www.mediatheques-haute-saintonge.com/AgendaCulturel/Portal/Event.aspx?INSTANCE=EXPLOITATION&ID=155

lundi 10 août 2015

Autisme Regards Croisés

un blog à l'initiative de deux jeunes femmes présentant le SA (syndrome d'Asperger). On y trouve des récits de vie et des références utiles pour comprendre les TSA (troubles du spectre autistique) et le SA. Beaucoup d'espoir sur leurs pages

Mon témoignage > ici

L'Île aux livres

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Trois jours intenses. De belles rencontres. 
Expériences partagées, confidences en demi-teinte souvent, mais si l'autisme a sa part d'ombre, la lumière n'est pas non plus absente.
Merci pour vos sourires. Sourires partagés et dans leur silence les émotions reconnues. 

samedi 1 août 2015

samedi 20 juin 2015

un nouveau commentaire

Le commentaire de Jérôme sur l'article l'Amour à travers le prisme d'Asperger ... 
et celui d'Anne-Laure sur la page réservées aux commentaires lecteurs

mercredi 17 juin 2015

Espace presse

presse, aspie je t'm, articles, journaux, autisme, asperger, amour, relation sentimentale, 

 

> clic

   

mercredi 27 mai 2015

Chapiteau du livre

chapiteau du livre, saint-cyr sur loire, indre et loire, parc de la perraudière, tours, Aspie je t'M, marie d'ardillac,  

Chapiteau du Livre 

Saint-Cyr sur Loire -  

Tours (37)

http://www.chapiteau-du-livre.com/

29 et 30 mai

samedi 16 mai 2015

l'Amour dans le prisme Asperger

amour, asperger, autisme, livre, roman, A comme, Aspie je t'M, Genève, Pons, Saint-Cyr sur Loire, salon, conférence, 

https://vimeo.com/62455732

de Amour 
A de Asperger
la lumière se fait arc-en-ciel sublimé

de Amour
A de Asperger
sans le premier le second ne peut exister

extraits de l'ouvrage > ici


samedi 9 mai 2015

Conférence à la médiathèque de Pons (17)

amour, asperger, autisme, livre, ouvrage, aspie, médiathèque, pons, conférence, genève, salon du livre, rencontre

https://drive.google.com/drive/my-drive?ltmpl=drive 




mercredi 6 mai 2015

Genève a tiré le rideau

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Les échanges, forts, bouleversants parfois, ont fait suite à la conférence et se sont poursuivis sur chaque jour du salon, confortant l'idée que cet ouvrage permet le dialogue et l'ouverture à la différence, invitant ceux qui sont concernés de se découvrir, se redécouvrir. Eux, face à face avec leur moi personnel. Eux face à ceux qui les aiment véritablement. Sans fausse empathie. Sans faux-semblants. Accepter profondément la différence. Ne pas la nier ni la repousser. Ne pas faire de l'autre le jouet d'un quelconque point de vue malsain ou étriqué.

Je suis heureuse d'apporter à ces personnes formidables que sont les Aspies et à leurs proches mon témoignage comme un petit phare, une petite étoile.
Genève confirme que même neurotypique on peut entrer dans ce monde bleu et s'y sentir bien.
Merci à Véronique Lagorce*, coach pour personnes hypersensibles et Asperger, qui a permis ces belles rencontres en m'invitant avec la librairie Payot sur le stand du Moi.

* coordonnées sur la page liens

mercredi 22 avril 2015

Une lectrice donne son avis

Marie-José Lefebvre - 22/04/2015

Je viens de terminer Aspie Je t'M de Marie d'Ardillac. Marie D’Ardillac a su trouver les mots justes pour nous relater sa relation amoureuse avec un Asperger.

Grâce à son amour et son intelligence, Marie va, au fil de sa relation amoureuse, essayer de comprendre son Petit Prince sans le juger pour parvenir à mettre un mot sur cette personnalité si troublante et attachante : Asperger.

C’est un bien grand amour qui permet à Marie d’aller au-delà des apparences pour comprendre que Gabriel est différent et souffre de et dans sa singularité, qu’il est très vulnérable.
Le récit est empreint de délicatesse pour décrire cette relation hors norme. Pas de pathos dans ce roman, mais simplement beaucoup d’humanité. 

Je suis enseignante spécialisée dans un IME-ted sur Roubaix depuis sept 2008.
Cet IME a été le premier dans le nord à adopter une approche cognitivo-développementale (TEACCH) avec maintenant du comportementalisme. Je suis régulièrement des formations au CCC (Centre de Communication Concrète à Gand). C’est un centre spécialisé dans l’autisme qui a édité le DVD ‘Autimatiquement’ qui propose des interviews d’adultes Asperger. 


lundi 23 mars 2015

Un nouveau retour de lecture ... toujours l'émotion au rendez-vous

Bonjour Marie,
J'ai terminé votre livre. J'ai été très émue. Votre histoire est difficile.  Difficile mais très belle. Mon fils est un "Gabriel" de 23 ans...

jeudi 26 février 2015

Fiche-presse

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 clic sur image
https://drive.google.com/file/d/0BwQ2vuvK-nwFX0FCWFdFaGNBSlE/view?usp=sharing

dimanche 22 février 2015

Entrez dans l'histoire ...


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Tout ce temps, tout ce chemin, toute cette énergie,

tous ces élans pour te connaître, pour te comprendre

n’ont d’autre désir que celui de t’Aimer mieux,

de t’Aimer tout simplement.


1

— Et pour vous c'était un café ?
— C'est cela. Un café.
— 1 euro 50 s’il vous plaît…

Je réglai ma consommation au comptoir et m’apprêtai à quitter le bar.
L'averse qui s’abattait en continu ne me donnait guère envie de sortir. Il ne faisait pas vraiment froid mais l’humidité me rebutait. Je poussai la porte donnant sur la terrasse et la rue, et profitai de l’avancée du store déployé pour prendre le temps d’ouvrir mon parapluie. A peine protégée par le petit bouclier de toile tendue, je décidai néanmoins d’affronter la pluie qui tombait, serrée, battue par le vent. Pour rejoindre ma voiture j’empruntai le trottoir longeant la jetée faite de rochers contre lesquels, les jours de gros temps, venaient se briser les vagues. Au fond de la baie, on distinguait le port et la plage des Minimes. En face, sur la mer, à quelques encablures, le phare du Bout du Monde était nappé d'un voile brumeux. L’océan n’avait plus rien aujourd’hui de cette étendue lumineuse sur laquelle le soleil, il y avait quelques jours encore dispersait ses petits miroirs éclatés. Nous étions début septembre mais l'automne soudain, semblait déjà vouloir s'imposer.
            A plusieurs reprises des rafales retournèrent mon  parapluie et il me fallut à chaque fois faire volte-face pour le remettre à l'endroit. Un peu agacée, je  pressai le pas pour arriver plus vite à l’abri. J'accédai enfin à mon véhicule et m'y engouffrai. Je me débarrassai de mon  blouson et le déposai sur le siège du passager. Sur le pare-brise, les gouttes de pluie glissaient, se mêlaient puis roulaient, dévalant de plus en plus vite la surface lisse et pentue pour former de véritables ruisselets. Je restai un moment pensive à suivre leurs trajets croisés.




          — Etrange journée, me dis-je, mais je suis venue. J’ai eu le courage. Je l’ai fait pour lui, et pour moi aussi.
Je posai ma tête sur le volant, l’entourai de mes bras pour en faire une couronne protectrice et me laissai aller.
Les larmes arrivèrent. Comme les gouttelettes sur le carreau, elles tracèrent sur mon visage leur chemin.

Je pouvais laisser s'épancher mon soulagement car j’avais ce soir  l'impression que le tunnel s'éclairait enfin. Oh, je n’étais pas au bout ! Loin de là ! Mais la lumière se faisait. Non, je n'étais pas folle ! Non, je n'avais rien inventé, rien imaginé de stupide ou d'insensé ! Oui, j'avais bien fait de croire en moi, de croire en cette histoire, de croire en l'amour aussi ! Je tenais enfin un début d’explication, pas seulement celle du cœur, celle de la raison que j'avais cru perdre tant de fois ces dernières années. Le chemin s’ouvrait et j’étais décidée à le suivre pour aller plus loin, pour aimer davantage encore celui qui, un jour, était entré dans ma vie et l’avait bouleversée.               p.42-46
         

2

Si tout au long de ma carrière d’enseignante il m’arriva d’être confrontée à des enfants particuliers, perturbés et perturbateurs – la plupart du temps les deux à la fois –, ce fut un enfant bien singulier que l’on m’annonça en juin, pour la rentrée à venir.
— Simon est un enfant différent, m'avertit le directeur de mon établissement,
— Différent … c’est à dire ?
— Simon est autiste.  
Autiste ! J’allais avoir un petit élève autiste !
            Devançant mon inquiétude, il ajouta pour me rassurer :
— C’est un autisme très léger, et Simon n’est pas violent. *
             ...
  Simon n'exprimait que rarement son ressenti. En dépit de son détachement apparent aux événements et à son entourage, je le devinais pourtant très sensible et j’avais envie de mieux comprendre qui était vraiment ce petit garçon. Le mystère de l’autisme m’interpellait. Je me sentais curieuse et cela d’autant plus qu'intuitivement, il me semblait qu’un bout de voile se levait sur un autre mystère. A travers Simon, c’est un autre Petit Prince que je devinais. Un Petit Prince qui portait la même aura, les mêmes couleurs, les mêmes secrets que ce petit garçon tellement différent des autres enfants. En observant mon petit élève sur la cour de l’école, solitaire, perdu dans son monde, je me pris à imaginer une autre cour d'école, à quelques années de là, et, parmi d'autres enfants courant et jouant, un petit garçon aux cheveux clairs et aux yeux couleur de ciel, sage, silencieux et néanmoins élève appliqué et volontaire.
            Ce petit garçon, c’était Gabriel.       p.19-21



* Je tiens à préciser que le terme "autisme léger" est inadéquat. Il n'existe pas  "d'autisme léger" ou "d'autisme lourd". La réalité est à la fois beaucoup plus compliquée et beaucoup plus subtile. Je conçois néanmoins qu'il est difficile de trouver naturellement les termes qui conviennent. Moi-même je ne suis pas sûre d'utiliser toujours la terminologie correcte.

7

C’est donc seul que Gabriel avait réussi à surmonter sa différence. Il avait formaté sa vie en édifiant patiemment chaque étage, conscient de ce chaos qui s'opposait à faire de lui, à bientôt quarante ans, un homme épanoui et accompli. Il  s'en plaignait de plus en plus souvent. Les mêmes mots revenaient : 
— Je me sens en décalage avec tout. Rien ne colle. Je ne suis dans les temps pour rien.
         …
        J’avais donné à Gabriel l’impulsion pour quitter le cocon familial, mais ce fut bien à sa persévérance et à son attrait pour les études qu'il dut son entrée dans la vie active avec sa réussite au concours, réussite décrochée grâce aux notes obtenues à l'écrit. Excepté l'espagnol, les épreuves orales s’étaient en effet avérées peu concluantes. Son exposé sur Mondrian, pourtant un de ses peintres de prédilection avec Magritte, n’avait pas reçu l'appréciation espérée, mais le pire fut son développement sur les tenants et les aboutissants de la pratique sportive pour lequel il se fourvoya sur un terrain n’ayant rien à voir avec la pédagogie.
         ….

Il se classa troisième sur la liste complémentaire, assuré d’être appelé très vite. J’en fus la première avertie.
        …    p.41-45



10
                ........

            Des balises enfin se mettaient en place. Mes lectures, mon travail auprès de Simon, plusieurs équipes éducatives avec les professionnels hospitaliers, et maintenant les cafés-rencontres m’éclairaient sur les aptitudes et les déficiences liées au TSA.
                 ...
            La plus importante des révélations, la plus douloureuse aussi fut celle concernant l’empathie, ou plus exactement le manque d’empathie, des autistes dont j'avais eu maintes fois à faire les frais, sans comprendre les raisons qui amenaient Gabriel à agir avec tellement de détachement, voire d'indifférence, à ce qui pouvait m'arriver de fâcheux.
            Je ne pouvais rien comprendre évidemment de ce manque d’empathie qui est une constante des plus flagrantes d’un syndrome que je n’avais pas encore identifié. 
             ....
Ah, Petit Prince ! Il fallait vraiment que je t'aime pour continuer à espérer et croire en toi !
            ...
            A ma place, sans doute bien des femmes auraient tourné les talons pour éviter de sombrer dans une relation destructrice.   p.61-81



11 

......
 
Ma pratique d'une année auprès de Simon et les partages avec le groupe m’orientaient, après toutes ces années de souffrance, sur des pistes tangibles qui n'étaient pas pour autant des chemins de certitude, et cela d’autant moins que rien n’avait trait aux relations sentimentales. Ce qui pouvait m’ôter du doute fût que Gabriel acceptât de m'écouter et que nous puissions, dans un premier temps, confronter nos points de vue, car je le savais capable de  poser sur lui un regard objectif et admettre des vérités sur les aspects de sa personnalité qui gênaient ses comportements. En toute simplicité, nous avions déjà abordé sa susceptibilité ainsi que les aspects saugrenus et décalés de certains de ses agissements. Il convenait alors : 
— Tu n’as pas tout à fait tort .
J’avais donc bon espoir de l’éveiller à la vérité de son mystère.
— Tu es la seule femme qui a prêté attention à moi, et la personne qui me connaît le mieux. 
    J’avais été terriblement émue de cette confidence.

Ô si tu savais, mon Petit Prince, quel Amour a pu animer cette quête de toi, cette envie de te connaître, cette envie de sonder tes plus profondes et tes plus belles pensées !  Oui, tu étais secret mais je voulais aller au bout de ce secret pour t’aimer bien davantage.  p.84-85

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Gabriel avait forcé son intellect à se persuader, à le persuader, que chaque événement ou chose avait une explication rationnelle. Il le disait haut et fort et je sentais que c’était autant pour me persuader que pour s’en convaincre lui-même, pour montrer qu’il ne redoutait rien. Pour se rassurer. Il n’en restait pas moins vrai que lorsque l’événement se présentait pour la première fois et qu’aucun tiroir ne possédait la fiche : « expérience numéro tant », son cerveau reptilien se branchait sur le mode « panique à bord ».

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      Paradoxalement, sa naïveté pouvait le faire tomber dans l'excès inverse. Que quelqu’un se montre un tant soit peu attentif, il se livrait alors à n'importe quelle confidence se laissant en contrepartie conduire à n'importe quoi au risque de tomber dans les subtilités les plus mesquines. Gabriel le méfiant, Gabriel le rigide adhérait alors de bonne grâce à des dogmes qu’il avait pu combattre la veille, avec d’autres certitudes. Il racontait ainsi, à tort et à travers sa vie, et la mienne parfois, livrant à des gens que cela n’intéressait nullement, des précisions sur ses activités ou sur notre relation.


C’est aussi cette défaillance, cette inaptitude à juger ce qu’il est bon de dire ou de garder secret qui pouvait le jeter dans la gueule de n’importe quel loup.
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Il avait pu avec moi accéder au chemin d’une plus grande confiance l’autorisant à aller vers les autres plus facilement, mais je n’avais pas eu le temps de poser les jalons d’une méfiance raisonnée. Sa nouvelle liberté, celle de s’exprimer plus facilement, celle d’évoluer en société avec plus de facilité à cacher sa défaillance, multipliait les risques de lui faire croiser des gens malintentionnés. Je savais qu’il ne pourrait s’en préserver et qu’il se mettait en péril avec des discours, des confidences qu’il faisait de plus en plus allègrement. Je me réjouissais de cette ouverture mais je savais que personne autour de lui n’était en mesure de l’initier à la réserve nécessaire et à une contrepartie intelligente qui pourrait le mettre à l’abri des abus.

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Mon analyse pourrait sans doute être développée et rectifiée. Les professionnels de l’autisme sauraient mieux que moi étudier tous les points pour les analyser plus clairement et plus pertinemment. J’avoue que bien des choses m’échappent encore concernant ce que Gabriel est capable de recevoir, percevoir, coder et décoder. Si j’ai, à ce jour, beaucoup d’éléments de réflexions dans mes cartons, les stratégies qui pourraient m’aider à me sentir mieux et faire prendre conscience à Gabriel où se situent les cinq lettres du verbe AIMER sont quasi nulles. Stratégie est le mot employé par les professionnels, qu’ils soient praticiens ou chercheurs. Je trouve ce mot tellement empreint de l'idée s’apparentant à une manipulation à mettre en œuvre, que devant l’innocence de Gabriel je ressens une espèce de culpabilité à agir en ce sens. Je considère qu’ amour et stratégie sont antinomiques, et c’est bien là tout mon problème. Un problème d’état d’âme que n’a pas celle qui s’impose aujourd’hui pour tout détruire du chemin parcouru. On peut aimer une personne présentant des TSA, on ne peut jamais être sûr d’être aimé d’elle. Aimé d’amour je veux dire. Il faut se contenter du tourisme, ou du bien-être quotidien. Il faut se contenter de rituels et de routine. Il ne faut rien attendre, juste se laisser surprendre. Il n’empêche que je suis aujourd’hui persuadée que c’est en s’imprégnant, en marquant l’inconscient des neuroatypiques que l’amour les aide à s’élever. L’amour silencieux et invisible. L’amour absolu. Celui qui donne et ne doit pas attendre en retour. Emetteur-récepteur. Un point c’est tout. Mais si le message coince quelque part entre le récepteur et le renvoyeur, les ondes elles, font bien leur chemin. J’en suis à ce jour persuadée. Cet amour toujours renouvelé, permet à la personne atteinte de TSA de s’élever au rang d’être humain dans toute sa plénitude de la même manière que toute personne neurotypique.

p. 95 du paragraphe 12 

 Lire la préface de Maryse Maligne ici :  http://mariedardillac.blogspot.fr/2015/02/preface.html